Note d’intention – Vincit, un repos sans visage

Il y a quelques temps j’ai sorti un Visual Novel, Vincit, un repos sans visage. J’ai pour le moment eu de très bon retours et suis impatient de faire mieux pour mes prochains projets.
Alors que j’en parlais avec des proches, je me suis rendu compte que j’y avais mis pas mal de mes références et idées, et que cela n’était pas forcement évident d’un regard extérieur. J’ai donc décidé de mettre tous ces éléments par écrit sur mon site sous la forme d’une note d’intention!Je la diffuse pour permettre aux personnes intéressées de mieux comprendre mon histoire, mais aussi et surtout pour te donner un aperçu de mon processus créatif, de montrer qu’on peux faire des trucs originaux tout en s’inspirant de pleins de trucs !

⚠Attention ! Cela peut être évident, mais il faut avoir lu Vincit pour pouvoir comprendre. Si ce n’est pas encore fait je t’invite à le télécharger ici (sur PC, Linux et Mac), il ne prend que quelques minutes à lire !

Graphisme

L’un des points les plus apprécié de Vincit est que son style graphique est peu commun pour un Visual Novel.
Le fond blanc très important viens d’un film des studios Ghibli, Umi ga kikoeru, ou Je peux entendre l’océan en français. J’avais beaucoup aimé le fait que certains cadre soit réduit et entouré de blanc, je ne sais pas s’il y avait dans ce choix un sens plus profond mais cette esthétique m’a touché.


L’image en elle même, cet aspect peinture, au traits visibles et aux formes peu définies, viens tout droit de Along The Edge, du studio bordelais Nova Box, et qui est pour moi un modèle que j’admire beaucoup. C’est également de ce jeu que viens la présentation tout en illustration, au lieu des sprites qui sont plus commun dans le visual novel.

Ce style graphique donne au final un côté non défini, onirique ; Et c’est plutôt en accord avec le personnages principal qui, en plus d’être convalescent, ne se souviens ni des prénoms ni des visages.

Scénario

Un membre de ma famille a fait un séjour à l’hôpital il y a quelques années. C’est en imaginant son quotidien (sans trop rien en connaître je l’avoue) que j’ai construit les bases de mon histoire.

La première scène est une copie éhonté de Lorsqu’un sifflement de suie peint les murs de Koinaiji : En plus d’avoir également aussi un contexte hospitalier, la première scène montre une infirmière qui vient s’occuper de son patient. La ressemblance s’arrête à peu près là, puis-ce que ce jeu a un thème beaucoup plus sombre que Vincit et un univers cyberpunk très « sale ».
Katawa Shoujo a également du m’influencer sur le choix du contexte de Vincit.

Enfin, j’ai voulu parlé d’amitié dans cette histoire car la grande majorité des visual novel se concentre sur les relations amoureuse, et que j’aime bien changé parfois.

Écriture

Vincit est basé sur une contrainte simple mais que je pensais impossible à réaliser avant de l’avoir fait : Ne jamais donner de nom et de genre à aucun des personnages. L’objectif était également que ça ne soit pas quelque chose de tape à l’œil, que la lecture soit malgré ça naturelle. Et je penses avoir réussi sur cet aspect, puisque jusqu’à présent toutes les personnes que j’ai interrogé n’y avait absolument pas fait attention !
Pourquoi cette contrainte ?
Parce que déjà cela rajoute un aspect éthéré, non défini, un plus à l’ambiance général.
En plus cela offre plus de place au lecteur pour y mettre sa propre interprétation, en mettant les personnes qu’il souhaite à la place des protagonistes.
Mais l’une des première raisons qui m’y ont poussé et qui a enclenché l’écriture de Vincit était de proposé une alternative à l’écriture neutre et inclusive en Français.
Je n’ai pas grand-chose contre les formes neutres, bien au contraire je comprends que certaines personnes puisse se sentir plus confortable à être appelée par un pronom neutre ; Mon seul soucis c’est qu’une fois transposé en littérature ce n’est pas très jolie, et cela peux complètement perdre le lecteur pour peu qu’il n’est pas très familier avec.
Comme je l’ai dit je ne pensais pas que je réussirai avant de l’avoir fait, mais maintenant je suis très fier du résultat ; Et d’avoir pu utiliser les outils de la langue française pour exprimer ce que je veux !

D’ailleurs cette contrainte a rendu la traduction en anglais bien plus douloureuse que pour un texte classique, celle ci est d’ailleurs beaucoup moins subtile sur ce point (Puisque la langue anglaise utilise « they » comme pronom neutre).

Conclusion

Alors voilà, c’est un jeu très simple mais il y a pas mal de noms et d’œuvre auquel rattacher Vincit. Est-ce que c’est ça créer ? Juste prendre des trucs au hasard chez les voisins et essayer d’en faire quelque chose ?
Bah je penses pas vraiment. La majorité de ces inspirations ont été prises inconsciemment : je n’avais pas conscience de tout ce que j’ai écris ici au moment de commencer l’écriture !
Mon message est plutôt que s’inspirer c’est pas grave, et si on a copié quelque chose sans sans rendre compte il vaut mieux valoriser cette inspiration et l’assumer plutôt que d’espéré que personne ne le remarque ou pire encore d’abandonner en se disant qu’on ne sera jamais original.

Crée à partir de tes expériences, même si d’autres œuvres en font parti.

C’est sur ces mots que je conclu cette note.
Si tu ne l’a pas encore fait, et maintenant que tu as des attentes beaucoup trop haute à son sujet, je t’invite toi aussi à expérimenter ce qu’est Vincit en cliquant sur le lien juste en bas.

Sur ce je te souhaite une douce journée, merci de t’intéresser à ce que je fais !

Amour ~

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